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Life #2
Dennis Day | Canada | 2007 | video | 5 min | v.o. anglaise

Comment exister entre la volonté d’être en contrôle et le souhait de s’abandonner : entre connaître le monde et être perdu ?

lundi 19 nov_17h00 | PGM20 | Imperial
Également dans ce programme : The Houseboy


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The Houseboy
Spencer Schilly | États-Unis | 2007 | video | video | v.o. anglaise

À première vue, on pourrait croire à un ménage à trois qui tourne mal, mais The Houseboy se révèle l’histoire poignante d’un jeune homme égaré dans le désert de sa jeunesse. Après un réveil confortable entre DJ (Brian Patacca) et Simon (Tom Merlino), Ricky (Nick May), un jeune décrocheur du collégial, s’aperçoit que sa présence n’est plus aussi désirée qu’elle l’était. Alors que le couple quitte pour L.A à l’occasion du congé des Fêtes, Ricky se retrouve seul et déprimé à Astoria, où il garde le refuge pour animaux blessés de ses amants. Délaissé par sa famille, ses amis et ses amants, il recherche désespérément l’amitié et l’intimité véritables – mais ne trouve sur sa route que des personnages anonymes et des nuits d’orgie sans lendemain peuplées d’hommes sexy, fervents adeptes de substances, qui lui déclarent sans ménagement d’aller chercher de l’aide. L’amitié qui se tisse malgré tout entre Ricky et Blake (Blake Young-Fountain), un travailleur social pour le moins étrange, réussira-t-elle à renverser les tendances suicidaires du jeune homme? Ce film extraordinaire de Spencer Schilly est à la fois une apologie et une parodie de l’univers de l’homosexualité masculine et de sa fixation sur les drogues, le sexe et la jeunesse. Les prestations naturelles et toute en nuances des acteurs nous laissent attendris devant le sort des protagonistes et ajoutent à l’authenticité de ce portrait sans complaisance, mais néanmoins compatissant, des dures réalités de la vie. Spencer Schilly passe au crible la culture de la gratification instantanée et des plaisirs éphémères et lève le voile sur l’inévitable sentiment de vide dans lequel s’abîment tôt au tard ceux qui se livrent à cette quête aussi vaine que superficielle.

lundi 19 nov_17h00 | PGM20 | Imperial
Également dans ce programme : Life #2



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Eternal Summer (Sheng xia guang nian)
Leste Chen | Taiwan | 2006 | 35mm | 95 min | mandarin | s-t.a_en

Histoire de passage à l’âge adulte sous forme de triangle amoureux, Eternal Summer commence alors que deux élèves de l’école primaire très différents, le rebelle Shane et le studieux Jonathan, sont jumelés pour un exercice scolaire. Au fil des ans, les deux garçons se lient d’une amitié inhabituelle et profonde aux accents amoureux. Pendant la dernière année d’école secondaire, une nouvelle étudiante, Carrie, tombe amoureuse de Jonathan. Comprenant que son attirance ne sera jamais réciproque, les intérêts romantiques et sexuels de Jonathan étant dirigés ailleurs – vers son ami d’enfance, plus particulièrement –, Carrie se tourne vers Shane pour obtenir l’affection qu’elle recherche. Telle une pastille Mentos dans une bouteille de Coca-Cola diète, l’irruption de Carrie entraîne une explosion d’émotions et de besoins demeurés jusque-là enfouis… et déclenche une série d’événements. Réalisé avec style par Leste Chen, âgé de 26 ans, l’un des membres de la nouvelle vague taïwanaise, dont le premier long métrage, Two Heirlooms, a battu des records au box-office à Taïwan, Eternal Summer illustre parfaitement les maladresses des premières amours et la confusion qu’engendrent les emportements du cœur. Film sensuel à la grande puissance évocatrice, grâce entre autres à ses séduisants jeunes acteurs, Eternal Summer constitue l’un des titres les plus réussis de cette importante année pour le cinéma asiatique queer.

lundi 19 nov_19h00 | PGM21 | Imperial

 
Butte
Marlene Millar | Canada | 2006 | video | 6 min | sans dialogue

Poétique, sensuel et mettant en vedette Chief-Moon, Butte se déploie dans une journée. Le corps comme paysage est l’image centrale de ce court métrage où la chair, les os et les muscles deviennent synonymes de la terre.

lundi 19 nov_19h00 | PGM22 | ONF_NFB
Également dans ce programme : Byron Chief-Moon: Grey Horse Rider


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Byron Chief-Moon: Grey Horse Rider
Marlene Millar & Phillip Szporer | Canada | 2006 | video | 48 min | v.o. anglaise

Byron Chief-Moon compte parmi les acteurs autochtones canadiens les plus connus, ayant joué dans de grandes séries comme Da Vinci’s Inquest, Highlander, North of 60 et Stargate SG-1. Grey Horse Rider suit l’évolution de ce chorégraphe et danseur accompli de l’Alberta, fondateur de la novatrice Coyote Arts Percussive Performance Association. Son travail reflète l’interaction complexe de ses multiples identités et de son héritage unique. Membre des Premières Nations Pieds-Noirs et Kainai, Chief-Moon est également bispirituel et père de trois enfants. Liant finement la mythologie ancestrale, son lien viscéral avec la nature, les tensions entre la ruralité et l’urbanité et les récits de ses grands-parents, ses œuvres profondément modernes et originales sont en soi des rites de passage et de guérison. Cet hommage sensible de Philip Szporer à l’un des chorégraphes canadiens les plus attachants fusionne des extraits de spectacles et des entrevues franches avec des collaborateurs, parents et amis. Un bijou de documentaire !

lundi 19 nov_19h00 | PGM22 | ONF_NFB
Également dans ce programme : Butte



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Chacun sa nuit
Jean-Marc Barr & Pascal Arnold | France | 2007 | 35mm | 95 min | v.o. anglaise | s-t.a_en

Pierre (Arthur Dupont), le magnifique chanteur bisexuel d’un groupe de musique punk, pourrait très bien être l’incarnation moderne du Terence Stamp de Pasolini : le séduisant jeune homme qui satisfait les rêves de tous. Il entretient une relation symbiotique, quasi-incestueuse, avec sa sœur Lucie (Lizzie Brocheré) et des amitiés empreintes de séduction avec ses musiciens. Dans sa ville natale, il a la réputation d’être prêt à tout – incluant des orgies effrénées avec les édiles urbains ! Une vie idyllique de luxure inoffensive, de bains de soleil et de baignades nues… qui prend fin de manière abrupte lorsque le beau Pierre disparaît. Pendant que la caméra s’attarde aux courbes sensuelles des corps dans cette quatrième collaboration entre Jean-Marc Barr et Pascal Arnold, on découvre peu à peu que l’orientation sexuelle des personnages est en fait la clé du mystère. Inspiré d’un fait vécu, le film adopte un ton fragmenté – glissant entre passé et présent alors que Lucie tente de résoudre le mystère de la disparition de son frère, tout en apprivoisant la possibilité d’une vie sans lui. Pendant que celle-ci bâtit leur histoire devant nos yeux, le film attire notre attention sur le narcissisme, l’arrogance et le désengagement des deux personnages, qui se servent du sexe pour manipuler les gens autour d’eux. Une approche dont les conséquences s’avèrent dangereuses pour ce jeune homme aux yeux langoureux.

lundi 19 nov_21h00 | PGM23 | Imperial

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Anger Me
Elio Gelmini | Canada | 2006 | video | 72 min | v.o. anglaise

L’histoire personnelle plutôt typique de Kenneth Anger, soit celle d’un jeune homme qui s’émancipe d’une famille hollywoodienne étouffante qui le destinait à devenir ingénieur en aviation, ne laissait en rien présager l’étonnante destinée de cet artiste dont les œuvres singulières aux accents érotiques et mystiques ont fortement dérangé. Ses films expérimentaux à la fois superbes, bizarres et audacieux, qui sont devenus autant de classiques, comme Fireworks, Rabbit Moon et Scorpio Rising, ont fait d’Anger à la fois le parrain du film indépendant et le précurseur de MTV, qui a ouvert la voie à toute une nouvelle génération de cinéastes d’avant-garde, dont Barbara Hammer, Derek Jarman et David Lynch. Cryptiques et hallucinatoires, les films surréels d’Anger brouillent constamment les frontières entre le mythe et la réalité grâce à une imagerie envoûtante et originale. Dans Anger Me, le cinéaste parle de ses amitiés avec Alfred Kinsey et certains marginaux comme Bobby Beausoleil, acolyte de Charles Manson, ainsi que de ses rencontres fascinantes avec Cocteau, Genet, Pasolini et Visconti au cours de son séjour de 12 ans à la Cinémathèque française. La narration de cette chronique d’Elio Gelmini est assurée par le maître faiseur de mythes lui-même, et la facture du film fait écho au style unique d’Anger. Disciple d’Aleister Crowley et fier païen, Anger explique en quoi la création filmique représente pour lui un rituel sensuel physique. Film bien trop court sur la vie longue et riche d’un artiste hors normes, Anger Me est un incontournable pour tous ceux qui s’intéressent au cinéma alternatif queer.

lundi 19 nov_21h00 | PGM24 | ONF_NFB
 
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