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Surveillance
Paul Oremland | Grande-Brétagne | 2007 | video | 86 min | v.o. anglaise

Professeur en informatique dans une école privée huppée, Adam est adepte de tout ce qui se consomme sur la scène gaie vibrante de Londres. Après un rendez-vous galant avec un énième bel étranger, Adam est impliqué dans un scandale aux possibles dimensions royales, lorsqu’il découvre que sa rencontre fatale, maintenant repêchée de la Tamise, n’était nul autre que l’élégant et nonchalant Jake Raven. Photographe de la haute société, ce fils d’un magnat de la presse de Fleet Street était en brouille avec son père. Suspect principal, Adam recrute son ex-petite amie, son père et un confident mystérieux, quand ses ennemis inconnus se font de plus en plus violents. Déjouant la surveillance et les menaces de mort, passant de surveillé à surveillant, Adam pourra-t-il échapper à ses poursuivants assez longtemps pour prouver son innocence ? Régal haut en couleurs pour les amateurs de complot gai et les observateurs de royauté, ce film montre un Londres post-7/7 qui s’inspire de la série à succès de la BBC, Spooks. Alliant techniques du cinéma-vérité, séquences de caméra de surveillance et thèmes contemporains, Paul Oremland capte habilement une Grande-Bretagne où le fair-play et le flegme traditionnels sont minés par une omniprésente paranoïa.

mercredi 21 nov_17h00 | PGM30 | Imperial
Également dans ce programme : Solace


 
Solace
Michaline Babich | États-Unis | 2007 | video | 14 min | v.o. anglaise

Une rencontre en ligne met en lumière les complexités d’une relation domestique.

mercredi 21 nov_17h00 | PGM30 | Imperial
Également dans ce programme : Surveillance



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Les témoins
André Téchiné | France | 2007 | 35mm | 114 min | v.o. française | s-t.a_en

Alors qu’image+nation entame sa 20e année d’histoire, le festival vous offre comme pièce de résistance le dernier chef-d’œuvre d’André Téchiné (Roseaux sauvages), dont l’histoire se déroule elle aussi il y a deux décennies. Les témoins, à qui l’Ours d’or a échappé de justesse lors de la dernière édition du Festival international du film de Berlin, met en scène une série de personnages qui, au tout début de l’épidémie de sida en France, deviendront témoins et acteurs du drame contemporain que l’on sait. Un soir, à Paris, en 1984, Adrien (Michel Blanc), un médecin gai dans la cinquantaine, se promène dans un parc de drague et y ramasse Manu (Johan Libéreau, vu dans Douches froides), un adolescent d’une beauté désarmante. Adrien est motivé par un élan sexuel, certes, mais espérant quelque chose de plus profond, il maîtrise sa passion et s’engage dans une séduction platonique. Il présente le garçon de province à Sarah (Emmanuelle Béart), amie proche et écrivaine, et à son partenaire Mehdi (Sami Bouajila, Drôle de Félix), un inspecteur de police, et le quatuor part en vacances sur la Côte d’Azur. Durant une baignade, Manu passe à un cheveu de se noyer et Mehdi lui fait le bouche-à-bouche. Aussitôt, le désir bascule. Les deux hommes s’engagent dans une intense liaison, sexuelle et secrète, alors que Sarah traverse une crise personnelle. En effet, bien qu’elle soit une nouvelle maman, elle déteste intrinsèquement les enfants. Adrien a vent de la liaison tumultueuse entre Manu et Mehdi et sa jalousie fait bientôt place à la rage. Mais tout s’arrête lorsqu’une nouvelle, étrange et mortelle maladie se met rapidement à prendre toute la place. Divisé en trois chapitres, un début estival et sexy suivi par un développement tendu se terminant sur une conclusion remplie d’espoir, Les témoins est un film à la fois fiévreux et pudique, une œuvre profonde et complexe. Porté par un jeu d’acteurs parfaitement juste et tout en intériorité (Libéreau est à couper le souffle !), le film entremêle sexualité, émotions, relations interpersonnelles, honnêteté, et présente la vie telle qu’elle était à l’aube de cette guerre qui perdure toujours.

mercredi 21 nov_19h00 | PGM31 | Imperial

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She's a Boy I Knew
Gwen Haworth | Canada | 2007 | video | 70 min | v.o. anglaise

a cinéaste vancouvéroise Gwen Haworth s’installe cette fois-ci devant sa caméra dans ce documentaire simple et franc sur les longues années qu’il lui a fallu pour devenir une femme. Ce film méditatif se veut moins la chronique d’une succession d’interventions chirurgicales qu’une réflexion sur les relations avec ses proches, qui permet de cartographier les transitions qui prennent place dans le cercle intime de Gwen, du côté de sa famille, de ses amitiés et de ses amours pendant cette période cruciale de transformation du soi. Une série d’entretiens en tête à tête, de photographies, de lettres et de messages téléphoniques laisse amplement d’espace à la mère de Gwen, son père, ses sœurs, son épouse et ses amis les plus proches ainsi que sa meilleure amie pour qu’ils puissent partager leurs histoires et s’exprimer sur cette métamorphose. Leurs paroles, si elles sont parfois pénibles à écouter de par leur honnêteté, expriment la peur et la colère, mais aussi leur compréhension et leur soutien. Un film qui raconte de manière exceptionnelle le périple d’une famille qui apprend à gérer le changement et – tout comme elle doit le faire aussi – à accepter Gwen comme elle est.

mercredi 21 nov_19h00 | PGM32 | ONF_NFB

 
Belgrade Pride
Douglas Conrad | États-Unis/Serbie | 2007 | video | 20 min | v.o. serbienne | s-t.a_en

En juin 2001, des lesbiennes, des hommes gays, des bisexuels et des transgenrés de Belgrade organisaient un événement de fierté gay, pour souligner la nouvelle période de démocratie et de tolérance que l’on croyait advenue en Serbie. Une quarantaine de personnes vinrent célébrer. Plusieurs milliers de contre-manifestants s’organisèrent, se présentèrent et les battirent brutalement. Ce documentaire crucial nous rappelle que l’existence LGBT est précaire et qu’on ne devrait jamais tenir pour acquis les droits de la personne.

mercredi 21 nov_21h00 | PGM34 | ONF_NFB
Également dans ce programme : Le Révolution du Désir


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Le Révolution du Désir
Alessandro Avellis & Gabriele Ferluga | France | 2006 | video | 52 min | v.o. française

La révolution du désir est une exploration de la nébuleuse qui a donné vie aux mouvements de libération sexuelle en France et une interrogation sur le passage de la révolte à la normalisation des homos. Au travers des actions de commandos délirants et d’essais aux titres évocateurs (Le rapport contre la normalité, Trois milliards de pervers) s’esquissent les portraits de Guy Hocquenghem et de Françoise d’Eaubonne, intellectuel/les étonnants et partisan/es inconditionnel/les de la révolution du désir. On y retrouve le philosophe René Schérer, Catherine Deudon, photographe du MLF, Carole Roussopoulos, cinéaste militante, Joani Hocquenghem, frère de Guy, Marie-Jo Bonnet, historienne, les Panthères roses et d’autres intervenants de premier plan. Ce film est un document rare et précieux qui explore le passé et qui vient surtout questionner le présent. Un documentaire essentiel, des témoignages inestimables : notre Histoire...

mercredi 21 nov_21h00 | PGM34 | ONF_NFB
Également dans ce programme : Belgrade Pride



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Butterfly: A Grimm Love Story
Martin Weisz | Allemagne | 2006 | 35mm | 87 min | v.o. anglaise

Imaginatif et réfléchi, Butterfly: A Grimm Love Story, un film de Martin Weisz (The Hills Have Eyes 2), est cependant loin du conte de fées. Inspiré de la véritable histoire de cannibalisme consensuel d’Armin Miewes et Bernd Jürgen Brandes, le film a été interdit en Allemagne, car il pourrait violer les droits de Miewes. L’actrice Keri Russell y incarne une jeune américaine obsessive, Katie Armstrong, qui étudie la psychologie criminelle en Allemagne. Intriguée par les mesures extrêmes prises par Oliver Hartwin (Thomas Kretschmann, The Pianist) et Simon Grimbeck (Thomas Huber) pour « être compris et se sentir enfin en sécurité », elle décide de fouiller leur histoire. Butterfly : A Grimm Love Story a remporté les prix du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour les deux premiers rôles masculins au Festival international de cinéma de Sitges. Exploration principalement neutre de pulsions radicales et peu communes, le film propose des portraits psychologiques complexes et à plusieurs niveaux de deux homosexuels qui cherchent à n’en former qu’un. Les brèves allusions à Hansel and Gretel et Nosferatu nous sont servies crues. Butterfly : A Grimm Love Story est un film dérangeant sur notre ardent désir de compréhension mutuelle totale, qui nous rappelle que parfois, l’intimité est une simple question de goût.

mercredi 21 nov_21h15 | PGM33 | Imperial
 
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