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20, 13
Joaquim Leitao | Portugal | 2007 | 35 mm | 114 min | v.o. portugaise | s-t.a_en

Nous sommes la veille de Noël, 1969. Au plus fort de la guerre d’indépendance du Mozambique, le capitaine Costa (Adriano Carvalho), qui commande une garnison portugaise dans le nord du pays, et Vincente (Angélico Vieira), un jeune et bel infirmier, entretiennent une relation illicite. Après l’arrivée d’hélicoptères militaires emmenant la femme du capitaine, Leonor (Maya Booth), et celle du médecin de la garnison, Esperança (Carla Chambel), il devient clair que les tensions qui règnent à l’intérieur de la base militaire ont très peu à voir avec la guerre. La tentative de meurtre d’un prisonnier de guerre mozambicain et la série de mystérieuses explosions qui ont lieu sur la base auront-elles pour effet de mettre au jour cet amour interdit ? Réalisé par Joaquim Leitão, 20,13 est le deuxième volet d’une trilogie explorant le passé colonialiste trouble du Portugal. Le réalisateur acclamé de la nouvelle vague portugaise y présente un pan d’histoire qui a été soigneusement gardé sous silence par les autorités militaires de son pays jusqu’à maintenant. Ce thriller controversé présente des scènes de combat dignes d’Oliver Stone et rappelle Merry Christmas Mr. Lawrence, un autre grand film traitant des prisons et de la guerre. Joaquim Leitão compare les violences de la passion à celles des combats et signe, avec 20,13, une réflexion troublante sur la vie militaire et ses codes de conduite douteux, à une époque où l’homosexualité dans l’armée est encore hautement taboue.

jeudi 22 nov_17h00 | PGM35 | Imperial

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Black, White & Gray: A Portrait of Sam Wagstaff and Robert Mapplethorpe
James Crump | États-Unis | 2007 | video | 77 min | v.o. anglaise

Une exploration de la synergie créative entre le collectionneur Sam Wagstaff et Robert Mapplethorpe, ainsi que de leur profonde amitié avec la musicienne et poète Patti Smith. Wagstaff a acquis sa réputation de commissaire grâce à sa surprenante exposition Black White + Gray, présentée au musée Wadsworth Anatheum, à Hartford, exposition marquante qui annonçait l’importance croissante qu’allait prendre le minimalisme dans le monde des arts et la culture populaire. C’est lors d’une soirée dans un loft de Manhattan qu’a lieu la rencontre déterminante entre l’aristocrate mondain Wagstaff et Mapplethorpe, artiste prometteur aux origines modestes. En dépit de leurs différences d’âge et de classe sociale, le patricien et le jeune punk s’encouragent l’un l’autre à explorer de nouveaux territoires : Mapplethorpe initie Wagstaff à l’univers S/M, tandis que Wagstaff introduit Mapplethorpe aux images et aux styles photographiques érotiques, qui ont indiscutablement marqué son travail. Dans son documentaire touffu, James Crump a cherché à mettre en valeur les multiples facettes de la personnalité de cet homme charismatique qui fut une incontestable autorité dans le monde de l’art. Des entrevues avec Dominick Dunne, Smith et d’autres personnalités ajoutent de la couleur et de la profondeur à cet élogieux portrait. Y défilent aussi plusieurs spécimens d’œuvres issues de l’impressionnante collection de Wagstaff.

jeudi 22 nov_19h00 | PGM37 | ONF_NFB

 
Avant que j’oublie
Jaques Nolot | France | 2007 | 35mm | 108 min | v.o. française

Avant que j’oublie, film ascétique et non conventionnel sur la vie de gigolo, examine comment les prédateurs deviennent eux-mêmes des proies. À 58 ans, Pierre (magnifiquement interprété par Jacques Nolot) s’interroge sur l’emprisonnement sans se rendre compte qu’il est en quelque sorte lui-même un prisonnier. Après la mort de son amant et protecteur, il vit dans un dépouillement non sans élégance et dans un isolement loin d’être splendide. Il rêve de se travestir en femme, parle de ses anciennes amours, de succession et de la taille de bites en même temps qu’il tente de reprendre l’écriture. Autocritique impitoyable, il s’inquiète du fait que les médicaments anti-VIH qu’il prend produisent des effets secondaires de plus en plus perceptibles et se plaint de ses rencontres plutôt insatisfaisantes avec des gigolos. Lui-même un ancien gigolo, il partage avec ses amis (et son psychiatre) ses réflexions sur la mort, les occasions ratées et le sens de la vie. Il analyse sa situation avec toute l’ironie et l’esprit qu’on connaît aux Français. Dans ce film qui traite de désirs non assouvis, de souvenirs et d’argent, l’acteur-réalisateur Jacques Nolot (Sous le sable, Roseaux sauvages) examine les mœurs bourgeoises et le matérialisme éhonté, thèmes qu’exploraient également cette année les films A Picture of Dorian Gray et Le héros de la famille. Dans un style dépouillé caractérisé par des plans directs et sans fioritures et de longues prises de vue frontales, Avant que j’oublie est une réflexion cinglante sur ce qu’il reste quand les jours de gloire sont derrière nous. – BP

jeudi 22 nov_19h15 | PGM36 | Imperial
Également dans ce programme : Clandestinos


 
Clandestinos
Sergio Cabrera | Espagne | 2004 | video | 6 min | v.o. espagnole | s-t.a_en

Comment faire son deuil d’un amant qu’on avait gardé secret ? Se déroulant dans le Madrid d’après les attentats à la bombe, Clandestinos est une méditation émouvante sur l’amour et la perte d’un être aimé.

jeudi 22 nov_19h15 | PGM36 | Imperial
Également dans ce programme : Avant que j’oublie



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Sleep in a Nest of Flames
James Dowell & John Kolomrakis | États-Unis | 2001 | video | 118 min | v.o. anglaise

Frère de la diva de la scène Ruth, Charles Henri Ford (1913-2002) était artiste visuel, cinéaste, romancier et éditeur (les revues Blues et View), et un homme gay très influent. En 1933, il co-signait, avec Parker Tyler, le premier roman gay positif : The Young and Evil. Il a fréquenté les salons parisiens de Gertrude Stein, a frayé avec Nathalie Barney et Edith Sithwell, et a dactylographié Nightwood de Djuna Barnes. Sa collaboration dynamique avec son conjoint, le peintre surréaliste russe Pavel Tchelitchew, a donné lieu au « Paper Ball » tenu Wadsworth Anatheum à Hartford’s (précurseur de l’étonnant Black White + Gray de Sam Wagstaff). Après la mort de Tchelitchew en 1957, Ford a renoué avec la vie par le pop art, réalisant le film softcore gay Johnny Minotaur avec Allen Ginsburg. Le documentaire bizarrement inspiré des réalisateurs James Dowell et John Kolomvakis sortent Ford, un gentilhomme du sud qui a côtoyé tous les milieux, de l’obscurité historique. Dans ce film profond et divertissant, la vie et, à travers elle, l’époque de Ford sont brillamment évoquées grâce à un mélange de séquences d’archives incroyables, d’entrevues avec ses contemporains et amis (Pauls Bowles et Cadmus, Harold Stevenson et Dorothea Tanning, entre autres) et des reconstitutions de son travail. Ne manquez pas ce document rempli de vedettes du milieu artistique, qui témoigne d’une vie menée à train d’enfer.

jeudi 22 nov_21h00 | PGM39 | ONF_NFB

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Holding Trevor
Rosser Goodman | États-Unis | 2007 | video | 88 min | v.o. anglaise

Jeune homme beau et sensible, Trevor (le scénariste Brent Gorski) s’ennuie à son boulot en télémarketing et a besoin d’un sérieux changement. Encore désespérément attaché à son ex, Darrell (Christopher Wyllie), éternel petit-garçon-perdu, il est également accroché à ses colocs, l’avaleuse de cocktails Andie (Melissa Searing) et le pétulant Jake (Jay Brannan de Shortbus). Sur le point de devenir zombie, Trevor rencontre Ephram (Eli Kranski), un séduisant et adorable interne, alors qu’il accompagne l’insatiable Jake à une autre fête barbante dans un loft de L.A. Pendant ce temps, Jake convainc ses colocs de l’accompagner à un test de VIH. Les colocs font un party pour célébrer leurs résultats négatifs, malgré l’état second d’Andie. Darrell arrive, carburant à l’autodestruction, Ephram rompt avec Trevor et Andie perd lentement la raison… Avec une trame sonore originale, que les lesbiennes adoreront, et une écriture incisive et acerbe, la réalisatrice Rosser Goodman livre, dans ce premier long métrage, le portrait d’un jeune homme en pleine crise de la vingtaine. Holding Trevor est un drame comico-romantique qui nous apprend qu’aller de l’avant ne signifie pas nécessairement rompre avec le passé.

jeudi 22 nov_21h30 | PGM38 | Imperial
Également dans ce programme : Yeah, No, Definitely


 
Yeah, No, Definitely
Dave Snyder | États-Unis | 2007 | video | 14min | v.o. anglaise

Le déni se transforme en destruction lorsque deux collégiens turbulents vivent une relation intensément platonique.

jeudi 22 nov_21h30 | PGM38 | Imperial
Également dans ce programme : Holding Trevor


 
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