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The Naked Civil Servant
Jack Gold | Grande-Bretagne | 1975 | 35mm | 77 min | v.o. anglaise

Comme l’illustre bien cette œuvre oscarisée (1975) inspirée de l’autobiographie éponyme de Quentin Crisp, l’existence même de cet homosexuel avoué aux manières flamboyantes était à l’époque une véritable épine dans ... [+]

Comme l’illustre bien cette œuvre oscarisée (1975) inspirée de l’autobiographie éponyme de Quentin Crisp, l’existence même de cet homosexuel avoué aux manières flamboyantes était à l’époque une véritable épine dans le pied des conservateurs britanniques. The Naked Civil Servant (L’homme que je suis), qui a contribué à façonner l’image moderne de l’homosexualité, a également inspiré An Englishman in New York, nouveau film sur Crisp présenté cette année dans le cadre d’image+nation. Adaptation du premier volume de l’autobiographie de Quentin, ce film marquant a valu à Jack Gold et à l’acteur John Hurt un prix de la British Academy of Film and Television Arts. John Hurt livre une interprétation éblouissante dans le rôle du jeune Quentin, un homosexuel résolument hors du placard vivant à une époque où ces choses étaient interdites. Empreint de l’esprit et de la sagesse de Quentin, le film rend hommage à une vie vécue hors de tout conformisme. Le point culminant du film est le discours passionné livré par Quentin lors du procès qui lui est intenté pour racolage immoral – il se souvient d’une nuit de bonheur parfait et déclare sans ambages faire partie des « homos respectables » de Grande-Bretagne. [-]

26 _19h00 | PGM 20 | Goethe-Institut


SITE OFFICIEL
BANDE-ANNONCE

 
Bandaged
Maria Beatty | États-Unis/Allemagne | 2009 | vidéo | 92 min | v.o.anglaise

Dans Bandaged, la famille biologique et ses horreurs se heurtent à la pulsion effrénée du désir lesbien à l’état pur. La veille de ses dix-huit ans, Lucille (Janna Lisa Dumbrowsky), ... [+]

Dans Bandaged, la famille biologique et ses horreurs se heurtent à la pulsion effrénée du désir lesbien à l’état pur. La veille de ses dix-huit ans, Lucille (Janna Lisa Dumbrowsky), qui a été scolarisée à domicile et qui aspire à devenir poète, ne ressent qu’impuissance et désespoir. Son père, un chirurgien plastique sinistre et tyrannique nommé Arthur (Hans Piesbergen), accorde beaucoup plus d’importance aux mathématiques et aux sciences qu’à Oscar Wilde et Arthur Rimbaud. Lucille survit par miracle à une horrible tentative de suicide à l’acide sulfurique, et son (beau) visage est désormais complètement couvert de bandages. Tenant à soigner sa fille à la maison, Arthur engage Joan (Susanne Sachse), une ravissante infirmière au passé trouble. Se remettant peu à peu, Lucille éprouve du réconfort grâce à la tendresse et aux soins attentifs prodigués par Joan, et une intense passion saphique se déchaîne à mesure que les bandages se défont… Croisement entre Les yeux sans visage et Jeunes filles en uniforme, mâtiné de Nip/Tuck, Bandaged est produit avec doigté par Abel Ferrara, dont Beatty partage le goût pour les codes pornographiques. Cette œuvre aux images sexuellement chargées qui tient du film noir et qui baigne dans une ambiance gothique victorienne savamment créée captivera les non-initiées grâce à l’attention portée aux détails, à ses images très soignées et à l’élégante bande-son de Michael Karlsson. Avec une dose parfaitement calibrée d’exploitation, de manipulation, d’excès et de bizarrerie, ce film (d’horreur) hyper séduisant constitue un véritable petit bijou érotique. [-]

26 _20h45 | PGM 21 | Goethe-Institut