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Reflections in a Golden Eye
John Huston | États-Unis | 1967 | | 108 min | v.o. anglaise

Adapté du roman éponyme de Carson McCullers, publié en 1944, Reflections in a Golden Eye est habité du début à la fin par une tension sexuelle extrême. Marlon Brando y ... [+]

Adapté du roman éponyme de Carson McCullers, publié en 1944, Reflections in a Golden Eye est habité du début à la fin par une tension sexuelle extrême. Marlon Brando y incarne le major Penderton, un homosexuel refoulé et impotent marié à Leonora, une femme frustrée et méprisante (géniale Elizabeth Taylor) qui a une relation adultère avec un voisin. Penderton crève littéralement de désir pour un beau soldat (Robert Forster) qu’il a engagé pour prendre soin des chevaux de sa femme. Le jeune homme, en plus d’avoir un penchant pour les escapades nocturnes à cheval en costume d’Adam, pratique le voyeurisme à l’égard de Leonora. Il deviendra une proie pour le major, rendu fou par son désir inassouvi. Bien que ce film ait été tourné à une époque où la sexualité gaie n’était jamais exprimée ouvertement sur les écrans hollywoodiens, il est empreint d’un intense climat de perversion et d’une bonne dose d’homoérotisme. Un fascinant retour à l’époque des premiers films abordant le sujet de l’homosexualité. [-]

samedi 29 oct_13h00 | PGM 09 | Theatre Hall Concordia


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Man 2 Man: A Gay Man’s Guide to Finding Love
Christopher Hines | États-Unis | 2011 | | 60 min | v.o. anglaise

Man 2 Man: A Gay Man’s Guide to Finding Love est en partie un documentaire, en partie une vidéo pratique qui examine la vie romantique des hommes gais. Si les ... [+]

Man 2 Man: A Gay Man’s Guide to Finding Love est en partie un documentaire, en partie une vidéo pratique qui examine la vie romantique des hommes gais. Si les rencontres d’un soir et le sexe anonyme ont certainement leur place dans la culture gaie, ce film essaie de prouver qu’au bout du compte, la plupart des hommes gais sont en quête d’amour. Le film présente des hommes provenant de divers horizons culturels et religieux, qui parlent de leur évolution sexuelle et romantique en tant qu’hommes gais dans un monde d’hétérosexuels. Dans une entrevue, le psychologue gai Alan Downs, auteur de Velvet Rage, parle du rôle que joue l’homophobie systémique dans le développement sexuel des hommes gais. Le réalisateur Christopher Hines (The Butch Factor, The Adonis Factor) explore également comment les hommes recherchent l’amour et le sexe dans notre monde moderne. Le documentaire présente plusieurs conversations avec l’entremetteur professionnel Patrick Perrine, fondateur du site de rencontre Mypartner.com. Sur un ton plus lascif, il donne également la parole à Joel Simkhai, créateur de GRINDR, ainsi qu’à Jonathan Crutchley, cocréateur de Manhunt. Bien qu’il explore brièvement différentes formes de rapports amoureux, telles que la polyamorie, Man 2 Man vise avant tout à informer ceux qui sont à la recherche d’un partenaire de vie unique. [-]

samedi 29 oct_13h00 | PGM 10 | J.A. de Seve


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I Am
Sonali Gulati | Inde | 2011 | | 72 min | v.o. anglaise

Débutant avec un hommage émouvant à une maman décédée, I Am se transforme finement en une réflexion inspirante sur les défis et les victoires des personnes LGBT vivant sur le ... [+]

Débutant avec un hommage émouvant à une maman décédée, I Am se transforme finement en une réflexion inspirante sur les défis et les victoires des personnes LGBT vivant sur le sous-continent indien. Dans cette société conservatrice où même les hétéros se font discrets dans leurs épanchements affectueux en public, le mariage entre lesbiennes de castes et de classes différentes est de plus en plus répandu en région rurale. Lauréate de plusieurs prix, la cinéaste expérimentale Sonali Gulati entremêle avec doigté séquences d’archives, films et photos de famille, entrevues avec des LGBT desis issus de toutes les couches de la société (Balli, la courageuse transgenre, aussi bien que le prince Manvendra Gohil) et reconstitutions aux tons sépia pour offrir un portrait complexe des Indiennes et Indiens qui osent fièrement être qui ils sont. Gulati filme ses sujets dans des décors authentiques – une mésaventure dans le magasin Fabindia, une entrevue avec un médecin ayurvédique traditionnel prescrivant des remèdes contre l’homosexualité – et réussit ainsi à rendre accessibles différentes traditions culturelles et religieuses. Au moment critique d’un vote pour décriminaliser l’homosexualité, I Am se clôt sur un symbole fort à-propos : Gulati reprenant la maison familiale, au milieu de vibrantes affirmations qui font écho à notre propre besoin, encore inassouvi, d’acceptation et de compréhension. A moving tribute to a deceased mother elegantly segues into an inspiring reflection on the challenges and triumphs for LGBT people on the Indian sub-continent. A socially conservative society where even heterosexuals minimize their public displays of affection, same-sex marriage between lesbians of different castes and classes in rural areas, is becoming increasingly prevalent. [-]

samedi 29 oct_13h30 | PGM 11 | Goethe-Institut


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Mi Último Round (My Last Round)
Julio Jorquera | Chili/Argentine | 2010 | | 87 min | v.o. espagnole | s.-t.a.

Récemment endeuillé et travaillant dans une cuisine, Hugo (la vedette de théâtre Héctor Morales) rencontre Octavio, un boxeur d’âge moyen (Roberto Farías, dégageant l’intensité vibrante d’un Jake LaMotta), après avoir ... [+]

Récemment endeuillé et travaillant dans une cuisine, Hugo (la vedette de théâtre Héctor Morales) rencontre Octavio, un boxeur d’âge moyen (Roberto Farías, dégageant l’intensité vibrante d’un Jake LaMotta), après avoir été témoin d’un accident. Sous une apparence de macho insensible soigneusement entretenue, Octavio brûle d’amour pour Hugo. Quand Octavio apprend qu’il est atteint d’une maladie potentiellement mortelle, les deux hommes décident de repartir à neuf à Santiago – pour se rendre compte, finalement, qu’ils sont tout simplement passés d’un ring de boxe à un autre. Totalement inconscient de son pouvoir de séduction sur les femmes, Hugo se met naïvement à flirter avec la fille de son patron, propriétaire d’une animalerie. Voyant le comportement d’Hugo et le désastre se profiler à l’horizon, Octavio lui plaque un baiser fougueux sur les lèvres, déclenchant une série d’événements qui changeront leur vie… Quatrième long métrage de Julio Jorquera, cinéaste fervent de justice sociale, Mi Último Round pose un regard perspicace sur différentes visions de la masculinité et sur les difficultés de vivre dans le secret. La présence imposante de Farías contraste résolument avec la personnalité plus tempérée de Morales, différences que mettent en valeur leurs rôles respectifs. Grâce à une cinématographie subtile, Sergio Armstrong capte avec brio la palette hivernale délavée du Chili et confère aux chorégraphies des combats un réalisme qui nous tient en haleine. [-]

samedi 29 oct_15h00 | PGM 12 | Theatre Hall Concordia
Également dans ce programme : I Feel Guilty (Me siento culpable)



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I Feel Guilty (Me siento culpable)
Roberto Castón | Espagne | 2011 | | 11 min | v.o. espagnole | s.-t.a.

Une histoire complexe où s’entremêlent désirs et promesses, livrée avec brio par le réalisateur de l’excellent Ander. ... [+]

Une histoire complexe où s’entremêlent désirs et promesses, livrée avec brio par le réalisateur de l’excellent Ander. [-]

samedi 29 oct_15h00 | PGM 12 | Theatre Hall Concordia
Également dans ce programme : Mi Último Round (My Last Round)




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Gen Silent
Stu Maddux | États-Unis | 2011 | | 70 min | v.o. anglaise

L’excellent et très éclairant documentaire de Stu Maddux (Bob and Jack’s 52-Year Adventure) explore les défis et les problèmes auxquels font face de nombreux aînés LGBT vieillissants ou malades. Un ... [+]

L’excellent et très éclairant documentaire de Stu Maddux (Bob and Jack’s 52-Year Adventure) explore les défis et les problèmes auxquels font face de nombreux aînés LGBT vieillissants ou malades. Un thème horriblement familier se dégage des entrevues réalisées par Maddux auprès de diverses personnes âgées – un couple gai intergénérationnel et interracial, une femme transgenre en phase terminale, un couple de lesbiennes mariées déterminées à rester ensemble. Dans leurs tentatives d’obtenir des services, ces personnes se heurtent, une fois de plus, à l’homophobie généralisée qu’elles ont connue avant les émeutes de Stonewall et qui demeure endémique dans les établissements de soins de longue durée et de soins de santé mentale ou psychiatriques ainsi que dans les établissements de soins infirmiers. Bien que Gen Silent présente des homosexuels propriétaires de maison, relativement aisés ou munis de bonnes assurances, le documentaire fait état du péril financier qui guette la population homosexuelle vieillissante. Il nous remplit également d’une inquiétude palpable pour le sort des personnes LGBT atteintes du sida, de la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies chroniques dégénératives, ainsi que pour le sort des pauvres. Gen Silent, qui décrit la situation précaire de cette génération de militants et de défenseurs des droits qui, ironiquement, se voient contraints de retourner dans le placard après s’être battus glorieusement pour notre relative liberté politique et sociale, laisse subsister peu de doutes sur ce que devra être la prochaine étape de notre lutte soutenue pour que les droits humains englobent, dans les faits, ceux des personnes LGBT. [-]

samedi 29 oct_15h00 | PGM 14 | Goethe-Institut
Également dans ce programme : There’s no Hole in my Head, Tell Me a Memory



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There’s no Hole in my Head
Alison Seger | États-Unis | 2011 | | 15 min | v.o. anglaise

En 2007, à l’âge de 54 ans, Abby Hale est diagnostiquée d’un début de maladie d’Alzheimer. Mère et professionnelle de la santé, Abby explique avec dignité et profondeur ce qu’elle ... [+]

En 2007, à l’âge de 54 ans, Abby Hale est diagnostiquée d’un début de maladie d’Alzheimer. Mère et professionnelle de la santé, Abby explique avec dignité et profondeur ce qu’elle a gagné et perdu à la suite de l’apparition de cette dure et cruelle maladie. Une rare incursion dans une situation qui est de plus en plus courante dans notre société, et qu’on a rarement vue abordée de façon aussi ouverte et honnête. [-]

samedi 29 oct_15h00 | PGM 14 | Goethe-Institut
Également dans ce programme : Gen Silent, Tell Me a Memory



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Tell Me a Memory
Jon Bryant Crawford | États-Unis | 2010 | | 11 min | v.o. anglaise

Tell Me a Memory explore ce qui se produit quand la seule personne que vous aimez oublie qui vous êtes. ... [+]

Tell Me a Memory explore ce qui se produit quand la seule personne que vous aimez oublie qui vous êtes. [-]

samedi 29 oct_15h00 | PGM 14 | Goethe-Institut
Également dans ce programme : Gen Silent, There’s no Hole in my Head




 
Trial of Socrates
Kadet Kuhne | États-Unis | 2011 | | 4 min | sans dialogue

Trial of Socrates présente une incarnation contemporaine et androgyne de Socrate livrant son dernier discours public juste avant sa condamnation à mort. ... [+]

Trial of Socrates présente une incarnation contemporaine et androgyne de Socrate livrant son dernier discours public juste avant sa condamnation à mort. [-]

samedi 29 oct_15h15 | PGM 13 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Break My Fall



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Break My Fall
Kanchi Wichmann | Royaume-Uni | 2010 | | 102 min | v.o. anglaise

Il arrive parfois qu’un film tire avantage d’un petit budget, et qu’un minimalisme dicté par les circonstances donne lieu à un réalisme sans complaisance créant un effet de spontanéité et ... [+]

Il arrive parfois qu’un film tire avantage d’un petit budget, et qu’un minimalisme dicté par les circonstances donne lieu à un réalisme sans complaisance créant un effet de spontanéité et de vraisemblance. C’est le cas de Break My Fall, un film qui traite avec cœur d’une relation à la dérive. Kat Redstone et Sophie Anderson campent deux lesbiennes indolentes qui font de la musique, la foire et l’amour à Londres. Dans ce premier film qu’elle scénarise et réalise, Kanchi Wichmann nous livre très rapidement tous les signes avant-coureurs du naufrage de cette relation, et nous montre ensuite les tentatives déployées par les deux femmes pour ne pas couler. Leur cercle d’amis, formé d’individus souvent égocentriques et accaparants, ne les aide pas beaucoup. Wichmann possède un réel talent pour les changements de rythme : à un moment, nous sommes dans un spectacle de musique à Londres, et le suivant, nous nous retrouvons propulsés dans l’intimité torturée des protagonistes. Et le directeur photo, Dawid Pietkiewicz, mérite des applaudissements pour ses visuels saisissants. Break My Fall nous entraîne sur un territoire douloureux, celui où s’affrontent le sentiment d’une fin imminente et le refus obstiné de s’y résigner. [-]

samedi 29 oct_15h15 | PGM 13 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Trial of Socrates




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What’s the Name of the Dame?
Allan Neuwirth | États-Unis | 2010 | | 82 min | v.o. anglaise

Ce film pétille. Jack Chen, de Figjam Productions, a entrepris un projet multidisciplinaire intitulé « Abbalicious ». Toutes sortes de queens de la scène new-yorkaise ont été invitées à interpréter ... [+]

Ce film pétille. Jack Chen, de Figjam Productions, a entrepris un projet multidisciplinaire intitulé « Abbalicious ». Toutes sortes de queens de la scène new-yorkaise ont été invitées à interpréter leurs propres versions des chansons d’ABBA pour un disque réunissant des reprises des succès du groupe et une série de vidéoclips technologiquement rudimentaires et très kitsch. Ce spectacle-documentaire contient des passages documentés sur le célèbre quatuor, incluant une discussion sur l’identité suédoise avec Benny Andersson, le compositeur d’ABBA, mais il aborde aussi l’histoire du travestissement, du vaudeville et du voguing. Les sections musicales sont entrecoupées d’entrevues avec Joan Rivers, Christine Baranski et Joe E. Jeffrey, historien du travestissement. Toutefois, les moments les plus captivants sont fournis par les queens elles-mêmes : Hedda Lettuce, June Bug, Joie Starr, Betzy avec un Z et Yolanda. Les divas divines parlent de l’évolution de leurs personnages scéniques, de leur amour de la musique et de l’action alchimique du travestissement. Sade Pendarvis est envoûtante, son pouvoir de narrer une histoire n’ayant d’égal que sa voix incroyable. Et si vous vous êtes jamais demandé de quoi aurait l’air le roi de la porno Michael Lucas dans le vidéoclip d’une version country de Dancing Queen, votre heure est venue. [-]

samedi 29 oct_17h00 | PGM 15 | Theatre Hall Concordia


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La fille de Montréal
Jeanne Crépeau | Canada | 2010 | | 92 min | v.o. française

Il y en aurait long à dire sur La fille de Montréal, film dont la richesse de contenu étonne autant qu’elle émeut. À commencer bien sûr par son personnage principal, ... [+]

Il y en aurait long à dire sur La fille de Montréal, film dont la richesse de contenu étonne autant qu’elle émeut. À commencer bien sûr par son personnage principal, cette Montréalaise dans l’âme… Ariane a beau avoir 50 ans, son cœur n’a pas vieilli depuis le jour où, étudiante, elle a emménagé dans son minuscule appartement du Plateau-Mont-Royal. Encore aujourd’hui, c’est d’un même appétit qu’elle continue à savourer les petits plaisirs que lui offre le quartier… Mais sa vie se complique lorsqu’elle reçoit l’avis d’expulsion de son propriétaire. Sommée de quitter les lieux, six mois lui sont accordés pour vider son logement des trois décennies d’objets et de souvenirs qui s’y sont entassés. Une tâche énorme à laquelle participe indirectement sa copine, retenue en France par son travail. Croquant son personnage à un moment charnière de sa vie, Jeanne Crépeau met en lumière les mille et un petits détails du passé qui forgent la sensibilité d’un individu… Qu’il s’agisse d’objets matériels, d’événements de la vie personnelle ou encore de manifestations collectives, tout est revisité, classé et emballé – le passé réintégrant ainsi le présent en vue d’un départ prochain. De telle sorte que La fille de Montréal, entièrement tourné sur le Plateau-Mont-Royal, s’impose comme un témoignage essentiel sur notre époque et sur une ville qui est la nôtre. [-]

samedi 29 oct_17h15 | PGM 16 | J.A. de Seve


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Uncle Bob
Robert Oppel | États-Unis | 2009 | | 90 min | v.o. anglaise

Nu-vite célébré (et petite célébrité lui-même), Robert Opel a obtenu ses quinze minutes de notoriété lors de la cérémonie des Oscars de 1974, mais derrière cette brève apparition se cachait ... [+]

Nu-vite célébré (et petite célébrité lui-même), Robert Opel a obtenu ses quinze minutes de notoriété lors de la cérémonie des Oscars de 1974, mais derrière cette brève apparition se cachait un véritable provocateur pansexuel. Avec son approche résolument anticonformiste de la sexualité humaine, ce défenseur et allié des gais de San Francisco fut l’un des premiers conservateurs d’art à promouvoir Robert Mapplethorpe, et c’est lui qui a accordé sa première exposition américaine à Tom of Finland. Opel faisait écho à la tendance de l’époque consistant à brouiller les frontières entre l’art et la pornographie et présentait avec audace des images érotiques dans des contextes officiels. Inlassable rebelle blanc de la classe moyenne, il irradiait une affabilité et une intelligence simples à la Burt Reynolds et était renommé dans le milieu de la performance pour son penchant pour les mauvais tours. Cependant, le meurtre d’Opel, tué deux semaines après avoir mis en scène une fausse exécution de Dan White, meurtrier de Moscone et de Milk, n’a jamais fait l’objet d’une enquête satisfaisante – en raison d’une dispute à propos de drogue et d’argent – et n’a jamais été résolu. Hanté par la mort horrible de son oncle et par sa courte mais remarquable existence, Robert Oppel s’efforce de sauver son sujet des médias conventionnels, mais la réalisation parfois maladroite et les reconstitutions bidon obscurcissent son propos à certains moments. Le film présente des entrevues avec Bea Arthur, des anciens des Cockettes, Divine, ainsi que les réalisateurs et producteurs Abel Ferrara et John Waters. Il nous donne envie d’en apprendre encore plus sur cet artiste et activiste inhabituel et impénitent. [-]

samedi 29 oct_17h30 | PGM 17 | Goethe-Institut


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Christopher and His Kind
Geoffrey Sax | Royaume-Uni | 2011 | | 90 min | v.o. anglaise

Adapté de l’autobiographie de Christopher Isherwood, dans laquelle le célèbre écrivain gai raconte ses années berlinoises, Christopher and His Kind ravira les admirateurs du Cabaret de Bob Fosse. Même histoire, ... [+]

Adapté de l’autobiographie de Christopher Isherwood, dans laquelle le célèbre écrivain gai raconte ses années berlinoises, Christopher and His Kind ravira les admirateurs du Cabaret de Bob Fosse. Même histoire, même ambiance, mêmes personnages mais plus fidèle à l’original, sans la censure hollywoodienne : moins de chansons et plus d’hommes entre eux! En 1931, un jeune Britannique propre sur lui débarque à Berlin, ville de tous les possibles, y compris sexuels, et de tous les excès, y compris celui du nazisme. Il y apprend la vie aux côtés de Casper, superbe athlète aryen au sang chaud, de Heinz, garçon perdu, beau comme un cœur, de Gerald, amateur d’amants dangereux, et de Jean, vamp des bas-fonds, « divinement décadente », qui deviendra, sous la plume d’Isherwood, la Sally Bowles immortalisée par Liza Minnelli. Malgré sa facture traditionnelle – production de la BBC oblige –, ce film impeccable traduit à merveille le sens du détail et la mélancolie élégante qui font d’Isherwood un témoin-clé de cette époque fascinante et troublée. [-]

samedi 29 oct_19h00 | PGM 18 | Theatre Hall Concordia


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La robe du soir
Myriam Aziza | France | 2009 | | 96 mn | v.o. française | s.-t.a.

Juliette, douze ans, garçon manqué négligé (jouée par la talentueuse Alba Gaïa Bellugi), vit avec sa mère monoparentale débordée dans une banlieue insipide. Solitaire mais studieuse, elle s’occupe de l’un ... [+]

Juliette, douze ans, garçon manqué négligé (jouée par la talentueuse Alba Gaïa Bellugi), vit avec sa mère monoparentale débordée dans une banlieue insipide. Solitaire mais studieuse, elle s’occupe de l’un de ses frères en même temps qu’elle se bagarre avec l’autre. Juliette et son camarade de classe Antoine (Léo Legrand) sont tous deux hypnotisés par leur professeure de français, la provocante Hélène Solenska (interprétée par la chanteuse d’origine portugaise Lio). Grâce à son sang-froid et à sa sensualité rassurante, Hélène parvient à séduire la classe de préadolescents turbulents et à les motiver à apprendre en transformant habilement des billets crus et subreptices – sur les « seins de la prof » – en leçons de grammaire. Si, dans un premier temps, Hélène encourage Juliette en lui prêtant son exemplaire du film La dentellière auquel elle tient beaucoup, elle tourne subitement toute son attention vers Antoine. La souffrance de Juliette tourne rapidement à la limite de l’obsession lorsqu’elle se met à suivre Antoine à ses séances de tutorat privé à l’appartement d’Hélène, précipitant ainsi une révélation surprenante... Ce premier film éblouissant de la coscénariste et réalisatrice Myriam Aziza vient s’ajouter à la liste grandissante de films récents qui ont pour théâtre la jungle des salles de classe sous la présidence de Sarkozy. Sa direction d’acteurs respectueuse lui a permis d’obtenir des prestations intelligentes et sensibles d’une distribution remarquable dont les personnages naviguent dans un champ de mines d’ambiguïté morale. Portrait rare de la douloureuse solitude de l’âge ingrat, le film primé La robe du soir est un classique contemporain qui n’est pas sans rappeler Les quatre cents coups de François Truffaut. [-]

samedi 29 oct_19h15 | PGM 19 | J.A. de Seve


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Shahada
Burhan Qurbani | Allemagne | 2010 | | 89 min | v.o. allemande & turque | s.-t.a.

Premier film captivant de Burhan Qurbani, Shahada suit un groupe de musulmans modernes, à Berlin, qui s’évertuent à concilier leur foi ancestrale avec leurs vies trépidantes et complexes. Maryam est une ... [+]

Premier film captivant de Burhan Qurbani, Shahada suit un groupe de musulmans modernes, à Berlin, qui s’évertuent à concilier leur foi ancestrale avec leurs vies trépidantes et complexes. Maryam est une jeune célibataire de 19 ans adepte de la vie nocturne berlinoise. Fille d’un imam libéral, elle vit une double vie alors qu’elle s’efforce d’être une bonne musulmane aux yeux de son père en même temps qu’elle subit un avortement illicite à la suite d’une grossesse non désirée. Sammi et Daniel travaillent ensemble au marché, qui emploie de nombreux immigrants. Ouvertement gai, Daniel fait souvent l’objet de harcèlement. Ce que Sammi perçoit initialement comme une simple amitié se transforme rapidement en désir passionné, et il est terrifié par la force de ses sentiments, qui mettent sa foi durement à l’épreuve. Ismail est un jeune policier et père de famille. Alors qu’il vérifie les papiers des employés du marché où travaillent Sammi et Daniel, il est confronté par Leyla, figure dramatique de son passé. Cette rencontre précipite Ismail dans la culpabilité et le dégoût de soi. Shahada décrit les diverses tentatives des protagonistes de concilier leurs vies imparfaites avec les principes de leur foi personnelle. Sa photographie saisissante et ses acteurs crédibles font de Shahada une expérience cinématographique remplie d’émotion à ne pas manquer. [-]

samedi 29 oct_21h00 | PGM 20 | Theatre Hall Concordia


 
Daphne
Clare Beavan | Royaume-Uni | 2007 | | 90 min | v.o. anglaise

Alors qu’une odeur de scandale flotte autour de son plus récent succès littéraire, la célèbre auteure britannique Daphne du Maurier (subtilement interprétée par Geraldine Somerville) se voit entraînée dans un ... [+]

Alors qu’une odeur de scandale flotte autour de son plus récent succès littéraire, la célèbre auteure britannique Daphne du Maurier (subtilement interprétée par Geraldine Somerville) se voit entraînée dans un procès pour plagiat et doit être jugée aux États-Unis. Lors de la traversée en bateau, elle rencontre la femme de son éditeur, la séduisante et splendide Ellen Doubleday (Elizabeth McGovern). Sa passion, non réciproque, pour Ellen la pousse cependant à explorer certaines pulsions complexes envers l’ancienne maîtresse de son père, la grande actrice Gertrude Lawrence (Janet McTeer, étincelante), dont le mépris des principes et des idéaux la séduit et l’horrifie à la fois. Daphne et Lawrence s’engagent alors dans une relation torride… Cette réalisation fine et intimiste de Clare Beavan (Dorothy Arzner) offre un portrait lumineux de la « jeune fille timide au cœur de garçon ». S’inspirant astucieusement de la correspondance intime de du Maurier et de la biographie révélatrice de Margaret Forster, ce premier scénario de film d’époque d’Amy Jenkins fait la lumière sur certains des éléments profondément personnels qui ont alimenté les romans à succès de l’écrivaine. À l’élégance sibylline des robes fabuleuses et des décors opulents s’ajoutent d’impeccables interprétations, qui font revivre du Maurier et son cercle dans toute leur glorieuse complexité. Morceau de choix dans une série mettant à l’honneur le cinéma britannique à teneur littéraire, Daphne vient s’ajouter à Christopher and His Kind et à The Night Watch, de Sarah Waters, également présentés cette année à image+nation. [-]

samedi 29 oct_21h15 | PGM 21 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Olivia



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Olivia
Sarah Louise Wilson | États-Unis | 2010 | | 8 min | v.o. anglaise

Deux filles, quatre cordes et une salle de bain, voilà les ingrédients essentiels de la séduction. ... [+]

Deux filles, quatre cordes et une salle de bain, voilà les ingrédients essentiels de la séduction. [-]

samedi 29 oct_21h15 | PGM 21 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Daphne